Funeral planner à Nice

Le témoignage de Juliette sur “la date anniversaire” de sa maman décédée. 

Thème : Comment bien vivre les dates anniversaires de ceux qui nous ont quittés ?


3 octobre… Aïe, date d’anniversaire de ma mère… elle aurait eu 82 ans cette année.
Le début de l’automne, c’est toujours une période que j’appréhende. C’est comme si c’était un rappel douloureux à chaque rentrée : l’été est fini… prends-toi ça ! Et hop, un méchant coup au cœur.
Pendant des années, c’était tabou : toute la famille portait son chagrin seule dans son coin. Et puis cette année, on a tout changé… et ça fait un bien fou !


Gérer son deuil lors de ce moment spécial

Chaque histoire est unique, et le deuil ne se vit jamais de façon identique selon les personnes et les situations.
Pour traverser la difficile épreuve des fêtes ou anniversaires de nos défunts, Déborah Fauchon, psychologue clinicienne, nous aide à appréhender cette période empreinte de lourdes émotions — mais aussi parfois d’injonctions — et à trouver les réponses les plus adaptées.


Les premières fêtes sans eux

L’indicible est arrivé récemment… La douleur est bien là, et l’épreuve des fêtes et des anniversaires va s’imposer à vous.

« Il faut essayer de s’organiser pour que cette traversée soit la plus douce possible », conseille Déborah Fauchon.

Surtout, ne vous obligez à rien : c’est le mot d’ordre premier.
Faire comme si c’était un jour habituel, rester seul ou, au contraire, être particulièrement entouré… faites selon vos envies.
Ne rajoutez pas de culpabilité à votre chagrin : écoutez-vous et faites ce qui vous apaise.


À terme, faire de cette date une commémoration joyeuse

Le temps aidant, vous allez retrouver le goût de vivre et de profiter des moments de joie.

« Il faut toujours avoir conscience que cette douleur va évoluer, imaginer que cela sera de plus en plus doux », rappelle Déborah Fauchon.

Si les premières dates anniversaires sont redoutables, les suivantes seront moins intenses.

« Y penser permet d’intégrer que c’est un processus, conclut l’experte. L’appréhension est légitime, elle continuera d’exister, mais pas avec la même intensité. »


Mon retour d’expérience à chaud

Forte de ces conseils, cette année, j’ai innové !
Au lieu de subir ce chagrin annuel (même s’il est effectivement de plus en plus doux…), nous avons organisé une journée spéciale « Mum » avec toute ma famille.

Au programme : pas de larmes ni de désespoir, mais au contraire des moments partagés, des souvenirs évoqués, des rires…

« Et tu te souviens quand… ? » — « Sacrée Maman !! »

Nous avons :

  • Préparé ensemble un menu composé des plats qu’elle aimait nous cuisiner (cela marche aussi avec des plats qu’il ou elle aimait particulièrement)
  • Porté un toast avec sa boisson préférée
  • Sorti les albums photos de famille
  • Visionné de vieilles vidéos récupérées de cassettes VHS
  • Joué aux jeux auxquels on jouait ensemble

Résultat : nous avons tous passé une très belle journée, malgré l’appréhension de ma sœur !
Et on s’est promis de refaire ça à chaque anniversaire 😊

L’année prochaine, on a même prévu une séance jardinage et composition de bouquets !